Mariage : où l’obligation d’euphorie

Même si cette expérience doit se vivre de manière unique et qu’elle est propre à chacun, aujourd’hui, j’ai eu envie de vous parler de mon mariage.
Et plus précisément de comment j’ai vécu ces trois jours hors du commun.

Il s’est passé un nombre incalculable de choses dans ma tête, j’ai été chamboulée par 36 ressentis différents et aucun ne s’est pointé au moment où je m’y attendais.
Ça vous est déjà arrivé de vous étonner vous-même ? En ce qui me concerne, je me suis sidérée pendant 72 heures…

Fred et moi nous sommes mariés les 14, 15 et 16 août 2015.
Trois jours, trois thèmes, trois humeurs.
Et à chaque jour sa petite leçon à retenir !

Celine Marks
Celine Marks

Leçon #1 : à la veille du D-Day, tu éviteras de te la coller sans réfléchir.
Le mariage civil a eu lieu le vendredi 14 août, à la mairie d’Urrugne.
Nous avions prévu la cérémonie en famille, suivie d’un barbecue pépère dans le jardin.
J’ai donc passé cette journée sans la moindre pointe de stress. Sereine, un peu à l’ouest tout de même, mais entourée des gens qui m’étaient chers et sans grosse pression puisque, n’est-ce pas, le big deal était prévu pour le lendemain.
La météo a eu la bonne idée de se calmer juste avant la cérémonie, et on a même pas été obligés de courir pour s’abriter sous le préau de la mairie.
Bon, il ne faisait que 17 degrés à 16h un 14 août, mais ça, finalement, au Pays Basque, c’est presque la canicule.
La mairie d’Urrugne est un bâtiment typique de l’architecture Basque, Mme le maire était charmante au possible et nous avons passé un moment vraiment chouette.
J’étais à 2 doigts de l’inviter à boire un coup avec nous, c’est dire !

Apéro, barbecue, guirlandes d’ampoules et serviettes à carreaux rouge et blanc, le repas du soir était à l’image de mon humeur : tranquille, et sans fioritures, mais avec un certain standing.
Seulement voilà ! Qui dit tranquille, dit baisse de la garde. Je ne me suis pas méfiée, et la soirée avançant, j’ai petit à petit perdu la notion du verre de trop…
On avait proposé aux amis qui avaient prévu d’arriver dans la soirée du vendredi de nous rejoindre pour boire un verre.
Entre 21h et minuit, plusieurs d’entre eux sont arrivés, fraîchement débarqués de l’avion ou soulagés de quelques 8 heures de voiture. Assurément, il était de notre devoir de leur offrir à boire et de trinquer avec eux : après tout, nous venions de nous marier ! (bah quoi ?)
Je n’avais pas vu certains d’entre eux depuis des mois, et une certaine euphorie avait pris possession de mon corps.

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Reste à définir ce qu’on entend par « euphorie »…

Résultat des courses, à un moment donné, je me rends compte qu’on est plus que 6 à être encore debout, qu’on a siphonné les stocks de Crémant et qu’il fait sacrément froid : 03h30 du matin, BORDEYL !!
Toujours confiante et sereine, et aussi beurrée qu’une crêpe bretonne, je vais me coucher sans broncher avec un bon vieux « A l’aaaaiiiise, je gère grave la pression en fait » en tête. »

HAHAHAHAAHAHAAHA !
(notez la réaction de la personne qui a pris du recul face aux événements)

 

Leçon #2 : le jour de ton mariage, par 50 états différents tu passeras !
Samedi 15 août – 07h30 // Intérieur jour. Ou nuit ?
Mais quelle heure il est ?

J’ai un pic-vert dans la tête, il pleut à torrent, les enfants crient particulièrement fort et tout le monde me regarde avec un air mi-narquois mi-ahuri « Alors, t’es prête pour le grand jour ?  »
« Mais absolument, Michel, tu vois bien que je pète le feu ! »

Ce jour là, il a plu à verse et sans arrêt de 08h à 15h30.
Je me suis rendue au lieu de la cérémonie pour donner les instructions (en ayant pris soin d’emporter un litre d’eau et une canette de Coca avec moi), et je n’ai été capable de rien. Ou presque.
J’étais tellement à l’ouest, que j’ai même essayé d’aller dormir dans la voiture…

HAHAHAHAAHAHAAHA !
(la personne qui a pris du recul face aux événements – bis)

Et toute cette pluie !
Tout le monde s’affairait autour de moi. On a changé 3 fois d’avis entre 10h et 15h sur : on laisse la cérémonie dehors ? On rentre tout et on le fait à l’intérieur ? On ressort le tout ?
Les uns sont allés chercher des microfibres en quantité industrielle à l’hyper du coin, d’autres ont aménagé l’étage de la ferme pour un replis possible au sec, d’autres ont tenté d’accrocher les fanions sous le vent qui soufflait…

Inutile, hagarde, cuitée et déprimée par le temps, je suis rentrée pour me préparer. Je luttais désespérément contre mon lendemain de cuite, et mon moral faiblissait au fur et à mesure que le sol du jardin s’imbibait d’eau.
J’ai essayé de me ressaisir : il fallait que je sois prête à 13h pour la séance de photo de couple qu’on avait prévue de faire juste avant la cérémonie.

HAHAHAHAAHAHAAHA !
(nuance dans le rire sarcastique : ici il témoigne d’un état passablement enragé mais étouffé)

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Céline Marks

Je voyais toutes ces personnes autour de moi qui œuvraient pour essayer de me remonter le moral, me faire rire ou s’occuper de moi. Je les aimais très fort pour ça, et je me retenais de hurler, pour ne pas leur faire de peine.
Une sorte de boule de nerf gonflait dans ma poitrine et je luttais de toutes mes forces « Mais je ne vais quand même pas laisser une cuite et une météo pourrie me foutre en l’air !! »
A 13h on a décidé qu’on ne ferait pas les photos de couple, vu la pluie qui ne cessait de tomber. Cet épisode a relancé les bonnes volontés de chacun qui essayaient tant bien que mal de me dire que c’était pas grave.
Quelque chose en moi bouillonnait à chaque nouvelle tentative de réconfort : je ne savais pas ce que j’avais. Je ressentais juste cette pression sur ma gorge, comme un sanglot qu’on essaye de ravaler.
Je voulais rembobiner la journée, qu’on recommence. Revenir la veille et me coucher à 22 heures avec une tisane. Je voulais avancer le mariage de 2 mois, ou le reculer de 10 jours mais je ne voulais pas qu’il ait lieu ce jour-là. Pas avec ce temps, pas avec cette gueule de bois, pas avec cette foutue flotte qui s’immisçait partout et allait saloper les jolies chaussures de tout le monde. J’ai enragé contre moi et la météo comme jamais.
De ce fait, tout ce qui touchait au mariage m’agaçait. Je ne voulais pas me maquiller, je ne voulais pas me coiffer, ni me reposer. A la limite, j’aurais accepté de me coller dans un canapé avec ma saison de Grey’s Anatomy.

A 14h, la pluie tombait toujours, j’avais encore 2h à attendre à tourner en rond dans ma chambre, j’entendais les gens qui s’affairaient dans la maison, qui riaient, étaient heureux. Et moi j’avais cette boule dans la gorge qui ne voulait pas partir. Tous les efforts fournis par ma témoin, ma mère et ma demoiselle d’honneur n’y ont rien fait : j’ai fini par exploser.
Comme un bébé, j’ai pleuré. En harmonie parfaite avec la pluie, j’ai chialé pendant 15 minutes.

Je voulais Fred, et personne d’autre. J’en pouvais plus de ce cocon dans lequel je m’étais mise, parce que j’avais lu partout que les préparatifs « c’est un moment que la future mariée doit partager en petit comité, avec ses proches, dans la douceur et blablabla… »
Seul lui a pu me calmer, comme il sait toujours le faire, d’ailleurs.
Il m’a prise dans ses bras pendant de longues minutes, je me suis détendue. Je lui ai demandé s’il voulait bien m’aider à enfiler ma robe, puis j’ai appelée Céline, la photographe, pour qu’elle vienne immortaliser l’instant.
Fred m’a donc habillée. Ce moment partagé tous les deux, en dehors des convenances, est l’un des souvenirs les plus émouvants que nous gardons de cette journée. Parce que nous l’avons vécu tous les deux, en dehors des conventions dictées par ces événements trop formatés.

Céline Marks
Céline Marks

Note pour plus tard : il n’y a aucune obligation sur ces préparatifs et le fait que le marié vous voit ou pas en robe avant la cérémonie. Au diable les superstitions (et puis après tout, on était déjà mariés depuis la veille !). Si vous voulez vous préparer seule, avec votre cher et tendre ou entourée de la terre entière, faites-le ! Sur le moment, je n’ai pas su ce qui n’allait pas, mais avec le recul j’ai compris : ce que j’aurais aimé, par dessus tout, c’est partager ces préparatifs là avec tout le monde. Il y avait 20 personnes dans la maison où je me suis préparée. Je les entendais rire, parler, manger ensemble. Et le huis clos dans lequel j’étais m’a étouffée plus qu’autre chose.

A 15h30, mon père est venu me chercher pour me conduire à la ferme Inharria. C’est probablement le cérémonial que j’ai eu le plus de plaisir à respecter. A l’arrivée à la ferme, ma mère me dit « Bon, Marine, j’ai tranché : on fait la cérémonie dehors. Fais moi confiance ! »
Oui, d’accord Maman.
Ah oui, tiens, j’avais même pas remarqué qu’il ne pleuvait plus depuis quelques minutes.
Moi la maniaque du contrôle, au moment où j’ai mis les pieds à la ferme, en robe, avec mon papa au bras, ma mère en Wonderwoman, tous les gens que j’aime réunis, et Fred à vingt mètres devant moi, j’ai tout lâché. Instantanément, je n’ai plus rien ressenti à part du bonheur.

La cérémonie avait pour thème l’évidence. Elle a débuté à 16h, comme convenu et s’est déroulée à la perfection. Le maître de cérémonie, les discours, le final en musique : tout était parfait. Et pas une goutte de pluie, qui plus est !
Je ne sais pas si j’arriverai un jour à mettre des mots sur ce qui s’est passé dans ma tête ce jour-là, mais je suis ravie d’avoir su lâcher prise pour cette cérémonie. Je n’ai rien contrôlé, j’ai laissé faire, j’ai profité de chaque minutes de ce moment hors du commun. Et je n’ai pas pu retenir mes larmes au moment de réciter mes vœux : un vrai bonheur de lâcher-prise !!

…et un gros kiff de réussir à faire brailler la moitié de l’assemblée…

Céline Marks
Céline Marks

Nous avions prévu de terminer la cérémonie par une chanson « Home » de Edward Shape and The magnetic zeroes. Fred jouant à la guitare et étant trop timide pour chanter moi-même, j’ai demandé à une amie d’assurer le lead vocal. À ma témoin, ma demoiselle d’honneur et mes amies proches, j’ai demandé de m’accompagner aux cœurs. Nous avons un peu répété mais beaucoup improvisé. C’était le clou de notre cérémonie : un moment authentique, généreux et partagé entre nous et avec l’ensemble de nos invités. J’ai adoré qu’elles acceptent, et que nous offrions ce moment simple et généreux à tous. Les photos de ce moment révèlent à quel point nous sommes tous heureux à ce moment là. D’être là, ensemble.

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Céline Marks

Et comme un clin d’œil à ce bonheur insolent, le soleil a pointé le bout de son nez pendant la séance photo qui a suivi, et on s’est retrouvés avec un ciel bleu sans aucun nuages à partir de 18h et pour le reste de la soirée (une infime partie de moi est persuadée que quelqu’un, quelque part dans le cosmos, a voulu jouer avec mes nerfs) (ce qu’il a très bien réussi d’ailleurs)…

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Céline Marks

Le dîner a débuté vers 21h. J’avais une obsession : je ne voulais pas que le repas dure plus de 3 heures.
Je me suis tellement faite suer à des repas de mariage trop longs, que je voulais que le notre soit expéditif. C’était sans compter le fait que 130 personnes qui mangent, ça prend automatiquement 3 heures. A deux, tu dînes en 60 minutes, à 130, tu multiplies par 3.
Sauf que voilà, la soirée avançant, et mon état d’euphorie étant passager, quand j’ai repris mes esprits et que mes yeux ont commencé à picoter de fatigue, j’ai doucement réalisé qu’il était 1h du matin, et que le dessert n’était pas servi. Là dessus, « Mon-père-la-finesse-pied-dans-le-plat-bonsoir » arrive et me dit « Marine, c’est normal qu’il se passe rien ? on s’ennuie là ! »
Voilà, voilà… Explosion loading : 30%

Note pour plus tard : si vous avez des commentaires à faire sur l’orga, l’ennui éventuel de certains invités (?), le champagne chaud ou le dessert qui se fait attendre, faites le au traiteur, au témoin, au frère ou à la sœur, mais pas à la mariée !

Commençant donc à bouillir, je cherche le traiteur du regard, la charmante Mme Daguerre me voit et me dit « Ah mais vous êtes là ? On vous attendait pour servir le dessert ! Il faudrait pas tarder, ça fait 30 minutes qu’il ne se passe rien ! »
« MAIS COMMENT CA MICHELINE, TU M’ATTENDS POUR SERVIR LE DESSERT , tu plaisantes ou quoi ? Ça fait une demi-heure que je me demande pourquoi ça n’avance pas !!!« …
Explosion loading 60%

Une fois le dessert servi et tout le monde bien rassasié, je commençais sérieusement à me demander si je ne pouvais pas simplement m’endormir dans un coin, avec mon coussin des alliances comme seul ami.
Ma gueule de bois ne m’avait pas quittée de la journée, la digestion se faisait légèrement sentir et ce foutu temps qui passe trop vite. Il était 2h du matin, et on avait toujours pas ouvert le bal.

Et merde, l’ouverture de bal. J’avais failli l’oublier celle-là.
J’avais bien dit au DJ qu’on s’en foutait plus ou moins. Fred et moi dansons comme des balais bouffés par les thermites, et j’avais simplement envie que les gens profitent de la soirée, et que les regards cessent d’être tournés vers moi en permanence.
En gros, un bon « Foutez-moi la paix ! » me brulait les lèvres, sans grande raison, une fois de plus.
Je suis donc passée devant le DJ en lui disant :
– « Lance la musique, on ouvre pas le bal, on s’en fout« .
– « Mais Marine, c’est important quand même ? »
– « Ah non mais j’ai vraiment la flème en fait » (couper court en mode excédé marche plutôt pas mal et c’est le seul jour où on vous le pardonnera. Essayez, vous verrez !)
Tandis que je tentais de m’éloigner de la piste de danse en lose, revoilà « Mon-père-la-finesse-pied-dans-le-plat-bonsoir » qui me dit :
« Marine, tu veux pas faire un effort et ouvrir le bal ? C’est une question de respect pour tes invités!! »
…Explosion loaded : 100%
« NON MAIS MERDE A LA FIN, DE QUOI TU ME PARLES LA ? CA FAIT 6 HEURES QU’ILS MANGENT ET BOIVENT A L’ŒIL LES INVITES, ILS SONT RESPECTES JE PENSE, NON ??? »
Voilà, voilà.
Mes gênes font que moi aussi je sais être fine quand il le faut.
Et c’est ainsi que s’est manifesté mon second pétage de câble le jour de mon mariage. A 2 heures du matin, en manque total de sommeil, parce qu’on a voulu me forcer à ouvrir le bal, après m’avoir fait comprendre qu’une partie de l’audience s’était faite chier entre le fromage et le dessert.

J’en avais assez qu’on attende après moi, assez de cette obligation d’être heureuse alors que bordel qu’est ce que j’étais fatiguée, assez que tout dépende de moi et que ces foutus protocoles soient si tenaces.
Et si j’ai pas envie d’ouvrir le bal ? Eh ben je le fais pas ! POINT.

Une seule chose m’a permis de redescendre : je me suis assise dehors, sur la terrasse un peu à l’écart. Et j’ai regardé toutes ces personnes danser, rire, s’amuser… Ils étaient tous là pour partager le bonheur que Fred et moi avons à vivre, par amour et amitié pour nous.
Je les ai regardés un par un, et je me suis calmée instantanément.

Et j’ai compris que ce que j’attendais de cette journée, c’était de les régaler eux.
Pas Fred, pas moi. Nous, on a toute la vie pour nous régaler.
Mais ce jour si spécial et le soin qu’on a mis à l’organiser, on l’a fait pour tous ces gens qui nous ont accompagnés ce jour-là.
Sans ça, à quoi servirait un mariage où tu réunis tout le monde ?
Si on ne le fait pas pour les autres, à quoi ça sert tout ce tralala ?
Et j’ai compris alors que j’avais tellement pensé cet événement, je l’avais tellement façonné, imaginé, conceptualisé…que j’ai été incapable de le vivre comme j’aurais du.
J’ai eu la sensation, toute la journée, de planer au dessus de ce qui se passait, de le survoler.
Encore aujourd’hui quand je regarde les photos, j’ai l’impression que c’était pas moi. Ou que c’était un rêve.

J’ai été très déstabilisée par le fait d’être au centre de tous les regards. J’ai été très oppressée par le protocole qui entoure ces événements (et Dieu sait qu’on avait pourtant des prestataires CANONS). Et j’ai eu beaucoup de mal à comprendre que ce jour-là était surtout, mon jour.
Ça m’a pas mal remuée de me rendre compte que j’étais incapable de m’autoriser du kiff. Que j’avais refusé en bloc toutes les attentions que mes proches avaient envers moi.
C’est comme si j’avais juste eu le droit de tout organiser, et de regarder les autres en profiter.
Mon mariage m’a appris que j’aurais du m’approprier ce moment, qu’il m’était du.

 
Leçon #3 : le lendemain, tu feras durer le rêve encore un peu…

Note pour plus tard : se coucher à 02h30 du matin en ayant quasiment rien bu permet à la mariée de se lever fraîche comme un gardon le lendemain et de profiter du brunch pendant que la moitié des invités se rue sur l’eau gazeuse et cherche l’ombre, terrassé par les relents d’alcool !

Le dimanche midi, nous avions prévu un brunch dans les jardins de la ferme.
Je garde un super souvenir de cette journée : il faisait enfin beau, je n’avais plus mal à la tête, et il restait du Champagne.
J’ai adoré deviner, en fonction des mines des uns et des autres, ceux qui avaient géré, de ceux qui s’étaient complètement lâchés sur le bar.
Sans doute aidée par la volonté de rattraper les heures de fêtes loupées du samedi, et aussi parce que j’étais particulièrement éveillée par rapport à la plupart, j’ai papillonné de groupes en groupes jusqu’à la fin de la journée.
L’orage était passé, et je me sentais profondément bien. C’est ce jour-là que j’ai préféré. Parce que j’ai profité de tout le monde, qu’ils m’ont tous raconté leur soirée de la veille et que j’ai pris conscience du bonheur que chacun avait à être là.

J’étais entourée des gens que j’aime, et nous profitions des choses simples qui reviennent à prendre le soleil peinard, un verre à la main, en accompagnant la digestion. A part la pluie qui avait enfin cessé, rien n’était bien différent de la veille, mais ce jour-là, j’étais consciente de tout.
Et j’aurais voulu que ça ne s’arrête jamais.

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Céline Marks

 

Mes trois conseils aux futures mariées :

– une 2eme réplique du bouquet de la mariée : pour celles qui veulent conserver leur bouquet et le faire sécher après le mariage, demandez à votre fleuriste de vous concocter une réplique simplifiée de votre bouquet que vous pourrez lancer aux filles en fleur de votre mariage. Tout le monde y gagnera au change et elles n’y verront que du feu 😉

– faire les photos de couple un autre jour après le mariage : nous avons fait les photos de couple 3 mois après le notre. Au départ c’était un peu par hasard parce qu’il pleuvait des cordes au moment ou nous devions les faire le jour-J. Du coup, notre super photographe nous a très gentiment proposé de prévoir une session « photo de couple » plus tard. Le fait est que l’expérience est exceptionnelle.
1. Parce que vous pouvez ré-enfiler vos tenues
2. Parce que vous pouvez les faire dans un endroit que vous appréciez particulièrement (pour nous le Cap Ferret en Gironde)
3. Parce que vous pourrez profiter pleinement de ce moment, en dehors de l’effervescence qui entoure le mariage et la tête vide de toute autre chose. C’était magique.

– faire ce que vous voulez : ne vous sentez pas obligés de répondre au protocole. Lisez, inspirez-vous, mais laissez vous une marge de liberté. Ce moment doit être le votre. Vous voulez que votre futur mari choisisse la robe avec vous ? faites le. Vous ne voulez pas ouvrir le bal ? Laissez mamie ambiancer la piste avec votre chéri. Faites les choses à votre guise, du moment que vous faites ce qui vous ressemble et que vous restez généreux avec vos invités. Vous n’êtes obligée de rien, à part de répondre à la fameuse question (!). Le reste ce ne sont que des clichés auxquels on décide ou non de prendre part 🙂

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2 thoughts on “Mariage : où l’obligation d’euphorie

  1. Il est chouette cet article ! tu m’as fait rire et m’a tirée une larme aussi !
    J’avais pas pensé au 2° bouquet (on m’en a parlé le jour J en fait lol) donc j’ai gardé le mien jalousement, frustrant mes copines haha !!!

    Pour le reste, je suis d’accord avec toi : c’est mieux de la jouer « venez comme vous êtes », avec quelques efforts peut-être mais pas la peine de jouer la mascarade !

    Les photos ont l’air top, je devine que vous étiez superbes tous les deux !!

    Bisous ma belle

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